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Excursion à Lyon le 07 novembre 2025 / le compte-rendu.


Traboules et Confluences : excursion à Lyon.

 

Dès potron-minet ce vendredi 7 novembre, vingt-six adhérents de Familles de France Fontaine embarquent en direction de la capitale des Gaules : Lyon.

 

Une étonnante visite à travers les traboules des quartiers Saint-Jean, Saint-Paul et Saint-Georges. La guide conférencière connaît les secrets de ces passages cachés, certains ouverts d'autres non. Le parcours est original. Elle sait quelles portes pousser pour trabouler, pour passer d'une petite rue à une autre.


 


Nous allons de surprise en surprise à travers de discrètes cours d'immeubles aux façades colorées ou à colombages, à travers des courettes dotées d'un puits dans un recoin ou agrémentées d'une tourelle datant du Moyen-Age. Des impostes à claire-voie fabriquées en fer forgé, au-dessus des portes des traboules, attirent le regard ; elles affichent parfois les initiales des premiers propriétaires. Elles permettaient d'éclairer et aérer les cours sombres. Certains immeubles populaires étant très étroits, un unique escalier dessert deux immeubles. C'est l'une des particularités des traboules.

 

Une petite escale devant l'horloge Charvet dite l'Horloge aux Guignols placée maintenant sur la façade de l'hôtel de Gadagne. Cette horloge à automates et à grande sonnerie complète la visite.

La guide s'exprime enfin sur la fête tant réputée du 8 décembre 1852 qui se perpétue. Une manifestation populaire devenue un événement médiatique.

 

Au Moyen-Age, la ville de Lyon a été durement touchée par la peste et le choléra. Le prévôt des marchands (l'équivalent du maire) et quatre échevins (des notables) font le vœu de rendre hommage chaque année à la Vierge si l'épidémie de peste cesse.

A cette époque, trois vœux sont énoncés : le premier est de faire un pèlerinage tous les ans le 8 septembre, le deuxième concerne le choléra et le troisième concerne les Prussiens qui menaçaient d'entrer dans Lyon ; pour conjurer ce risque d'invasion, on décide de construire la basilique de Fourvière grâce à des donataires.

La date de l'inauguration de la statue de la Vierge dorée haute de cinq mètres aurait pu être le 15 août mais Napoléon III a décrété et placé la « Saint-Napoléon » à cette date. La date est donc déjà prise.

Alors l'inauguration de cette statue du sculpteur Joseph-Hugues FABISCH sera fixée au 8 septembre mais la date est reportée à deux reprises en raison de la météorologie, des vents violents puis une inondation de la ville, l'atelier du fondeur de la statue de la Vierge est lui-même touché. Le 8 décembre, les Lyonnais n'y tenant plus décident de sortir les lumignons qu'ils ont préparés pour la fête et de les poser sur les rebords de fenêtres.

 

L'histoire de la soie, du ver à soie aux méthodes de tissage et des canuts est largement évoquée par la conférencière.

Toujours à pied, après la visite des vieux quartiers, la guide nous accompagne dans un bouchon lyonnais historique, « Chez Paul », rue Major Martin. Décor original des anciens bouchons, nappes à carreaux rouge et blanc, vin servi dans des « pots » lyonnais (bouteilles de 46 cl à fond très épais), entrées et desserts faits maison à volonté : compote de pommes et agrumes exquise, salade de pruneaux cuits dans le Beaujolais et crème caramel. Un goût de revenez-y.

 

L’après-midi, la visite du Musée des Confluences est venue parfaire cette excursion. Un musée d'histoire naturelle, des sociétés et des civilisations. Situé sur la pointe sud de la Presqu'île, voilà un édifice à l'architecture déconcertante. Quant à la vue sur la confluence Rhône-Saône et la ville de Lyon depuis le 4ème étage, elle vaut le détour surtout par une journée de novembre très ensoleillée.



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